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 Guerre du Kippour

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MessageSujet: Guerre du Kippour   Lun 21 Avr - 17:28

Citation :
La guerre du Kippour (en hébreu : מלחמת יום הכיפורים), aussi appelée guerre du Ramadan dans le monde arabe ou encore guerre d'octobre (en arabe حرب تشرين) ou guerre israélo-arabe de 1973 opposa, du 6 octobre au 24 octobre 1973, Israël à une coalition menée par l'Égypte et la Syrie.

Le jour du jeûne de Yom Kippour, férié en Israël, qui coïncidait avec la période du Ramadan, les Égyptiens et les Syriens attaquèrent par surprise simultanément dans la péninsule du Sinaï et sur le plateau du Golan, territoires respectivement égyptien et syrien occupés par Israël depuis la guerre des Six Jours. Profitant d'une supériorité numérique écrasante, les armées égyptiennes et syriennes avancèrent durant 24 à 48 heures, le temps qu'Israël achemine des renforts. Même si les attaquants bénéficiaient toujours d'une large supériorité numérique, l'armée israélienne put alors les arrêter. En une semaine, Israël retrouva son potentiel militaire et lança des contre-offensives qui lui permirent de pénétrer profondément en Syrie et de traverser le canal de Suez pour progresser au sud et à l'ouest en Egypte lorsque le Conseil de sécurité des Nations unies en coopération avec les deux superpuissances par l'intermédiaire du Royaume-Uni demanda un cessez-le-feu pour laisser place aux négociations. Alors que les armées israélienne et égyptienne se regroupaient, les combats reprirent sur les fronts syriens et égyptiens après l'heure du cessez-le-feu sans que l'on puisse déterminer qui en étaient le ou les responsables1. Sans en référer à l'état-major, les officiers de terrain qui étaient frustrés de n'avoir pas pu accomplir les quelques centaines de mètres de progression nécessaires pour achever l'encerclement de l'armée égyptienne se servirent de cette rupture du cessez-le-feu pour terminer la manœuvre.

L'incapacité des services secrets israéliens à prévenir correctement de l'attaque imminente eut pour conséquence un séisme politique et notamment la démission du premier ministre Golda Meir.

La réussite militaire initiale égyptienne, la destruction de la ligne Bar-Lev et l'effondrement de la théorie de sécurité Israélienne permirent l'ouverture des négociations de paix qui aboutirent à la normalisation des relations entre Israël et l'Égypte. Celles-ci aboutirent aux accords de Camp David en 1978. Contre l'engagement de ne plus attaquer Israël (engagement tenu jusqu'à aujourd'hui), l'Égypte récupéra la péninsule du Sinaï, occupée après la guerre des Six jours de 1967. La frontière entre l'Égypte et Israël fut réouverte et les populations des deux pays peuvent maintenant voyager chez leur ancien ennemi.

La principale conséquence de cette guerre pour le monde fut le choc pétrolier de 1973, quand l'OPEP décida de l'augmentation de 70 % du prix du baril de pétrole ainsi que de la réduction de sa production.

Contexte

Situation des belligérants avant la guerre

Plusieurs guerres avaient déjà eu lieu entre Israël et les pays arabes du Moyen-Orient depuis le plan de partage de la Palestine et la Déclaration d'Indépendance de l'État hébreu par David Ben Gourion en 1948. À l'issue de la guerre de 1967, Israël avait conquis des territoires importants à ses voisins et construit des fortifications sur le Golan et dans le Sinaï afin de se protéger militairement des attaques ponctuelles qui survenaient sur les nouvelles frontières. Notamment, 500 millions de dollars avaient été dépensés en 1971 dans la construction de la ligne Bar-Lev le long de la rive orientale du canal de Suez.

Cependant, après la mort du président égyptien Gamal Abdel Nasser en septembre 1970, son successeur Anouar el-Sadate, bien que plus modéré, décida de restaurer la souveraineté de l'Égypte sur l'ensemble de son territoire. Suite à la proposition de l'intermédiaire onusien Gunnar Jarring, Sadate se déclara « prêt à négocier un traité de paix avec Israël » contre un engagement israélien à appliquer la résolution 242 (1967) des Nations unies. Mais les dirigeants israéliens, méfiants, firent prévaloir la sécurité militaire que leur assurait le contrôle du Sinaï. Aussi, certains analystes expliquèrent qu'après 3 ans de pouvoir, la situation économique désastreuse de l'Égypte obligeait Sadate à prendre des mesures impopulaires et qu'une opération militaire victorieuse contre Israël, même mineure, s'imposait donc comme une bonne option pour lui rendre une certaine popularité auprès de son peuple miné par l'humiliation de 1967.

De son côté, Hafez el-Assad avait renforcé prioritairement son armée en vue de rendre à la Syrie son rang de puissance militaire au sein des pays arabes. Il se préparait à reprendre le Golan par la force puis obtenir de plus grandes concessions israéliennes plus tard en appuyant les nouvelles revendications palestiniennes formulées par la jeune OLP.

Par ailleurs, le roi Hussein de Jordanie craignait d'entrer dans un éventuel nouveau conflit et surtout de nouvelles pertes pour son royaume (la Cisjordanie avait été perdue en 1967), d'autant que la crise du Septembre noir de 1970 et la tentative de coup d'État de l'OLP de Yasser Arafat en Jordanie avait créé un froid entre Hussein et les positions syriennes et palestiniennes. L'Irak refusa également de combattre au côté de la Syrie avec laquelle les relations étaient tendues. Les armées libanaises quant à elles étaient trop faibles pour prendre part aux combats.

Au cours des mois précédant le déclenchement de la guerre, Sadate tenta une offensive diplomatique pour obtenir le soutien des pays de la Ligue arabe, du Mouvement des non-alignés et de l'Organisation de l'unité africaine. Il obtint également les aides britannique et française au Conseil de sécurité de l'ONU ainsi que l'approvisionnement en matériel par la RFA avant la guerre.

L'escalade vers la guerre

À partir de 1972, Sadate annonce ouvertement que son pays est prêt à partir en guerre contre Israël, quitte à « sacrifier un million de soldats »2. Son armée est renforcée par l'apport soviétique de Mig-23, missiles sol-air SA-6, roquettes antichars RPG-7 et de missiles guidés anti-tanks AT-3 Sagger. Sur le plan stratégique, les généraux vaincus lors de la déroute de 1967 sont remplacés. Les leçons de la précédente guerre sur le plan de l'armement amenèrent Sadate à menacer l'URSS de se tourner vers les américains si l'Égypte ne reçoit pas d'armes à la pointe de la technologie. Les Soviétiques sont donc contraints d'équiper l'Égypte pour la rendre capable de concurrencer Israël, elle-même équipée par l'industrie militaire américaine.

L'Union soviétique cherche pourtant à éviter une nouvelle confrontation israélo-arabe pour ne pas se trouver en conflit ouvert avec les États-Unis, alors que la Détente est enclenchée et qu'ils ont peu d'intérêt à voir une déstabilisation du Proche-Orient. Les deux super-puissances se rencontrent à Oslo et s'accordent à rechercher un statu quo. En apprenant cette information, les Égyptiens, qui se préparent à passer le Canal de Suez, décident d'expulser les Russes. En juillet 1972, 20 000 conseillers militaires soviétiques sont renvoyés d'Égypte et la politique extérieure égyptienne devient plus favorable aux Américains. Les Soviétiques estiment que les chances d'une victoire égyptienne sont faibles et qu'un assaut contre les fortifications de Suez pourrait être coûteux en pertes humaines. À plusieurs reprises, le président Brejnev tente d'éviter l'affrontement en recommandant à Israël de revenir aux frontières d'avant-1967.

Mais l'Égypte continue à menacer Israël et Sadate se dit prêt, le 24 octobre 1972, à entrer en guerre même sans le soutien de l'URSS. Des exercices militaires à grande échelle y compris chez ses voisins arabes maintiennent le niveau d'alerte maximum en Israël. Les commandements des armées arabes ont secrètement coordonné leur plan d'attaque. Le nom de code de l'opération conjointe entre la Syrie et l'Égypte fut baptisée Opération Badr, qui signifie Pleine Lune en arabe (en référence à la bataille de Badr, l'une des premières victoires militaires de Mahomet contre les habitants de La Mecque pourtant supérieurs en nombre).

Attaque surprise

Les services secrets israéliens, dans leur évaluation des risques d'une attaque, s'appuyaient sur plusieurs hypothèses de départ " La Conception":

La Syrie n'aurait pas pu entrer en guerre sans l'Égypte.

Un informateur égyptien, connu sous le nom de « La Source » (des rumeurs se portent sur le gendre de Nasser, Achraf Marwan), précisa que l'Égypte souhaitait reconquérir l'ensemble du Sinaï mais que l'armée égyptienne attendait l'apport soviétique de chasseurs-bombardiers pour neutraliser les forces aériennes israéliennes et de missiles Scud dirigés vers les villes israéliennes pour dissuader d'éventuelles attaques contre les infrastructures égyptiennes.

Les chasseurs-bombardiers devaient arriver à la fin du mois d'août et nécessiter 4 mois de formation des militaires égyptiens. De plus, les observateurs signalaient que l'expulsion des conseillers soviétiques par les Égyptiens devait affaiblir l'armée égyptienne.

Ce sont ces hypothèses qui ont prévalu contre toutes les alertes signalées aux services israéliens. Les Égyptiens ont continuellement noyé les observateurs militaires de fausses informations sur des problèmes imaginaires de maintenance ou de manque de personnel formé sur les équipements avancés. En mai et août 1973, les exercices militaires effectués par les troupes égyptiennes à la frontière avaient mobilisé l'armée israélienne avec un coût de 10 millions de dollars par deux fois.

Tout au long de la semaine précédant le Yom Kippour, les exercices égyptiens se multipliaient près du canal de Suez et des mouvements étaient observés à la frontière syrienne mais l'Intelligence israélienne ne jugea pas plausible une attaque sans l'armement soviétique.

Malgré le refus du roi Hussein de Jordanie de se joindre aux troupes syriennes et égyptiennes, il avait très probablement (d'après Rabinovich) été informé de l'attaque à venir en des termes imprécis lors de la préparation entre les dirigeants arabes. Dans la nuit du 25 septembre, le roi Hussein prit secrètement l'avion pour prévenir le Premier ministre israélien Golda Meir à Tel Aviv de l'imminence d'une attaque syrienne.

De façon assez surprenante, l'avertissement ne fut pas pris en compte. D'après les rapports israéliens, malgré des dizaines de signes alertants, le Mossad continuait à estimer improbable l'option d'une guerre déclenchée par les pays arabes. Ce fut la rencontre du chef du Mossad, Zvi Zamir, avec « Babel » en Europe qui finit par faire réagir le haut commandement de Forces de défense d'Israël à quelques heures de l'attaque. Des réservistes furent partiellement mobilisés. La mobilisation fut ironiquement facilitée par le fait que les troupes étaient généralement à la synagogue ou chez eux pour le jour du Yom Kippour.

Contrairement aux guerres précédentes, le facteur surprise a cette fois-ci été utilisé contre les Israéliens.

Absence d'attaque préventive israélienne

La stratégie israélienne était de prévoir une attaque préventive si la guerre était imminente. Il était prévu que les services secrets donnent un préavis de 48 heures.

Pourtant, Golda Meir, Moshe Dayan et le général David Elazar s'étaient rencontrés le matin du Yom Kippour, 6 heures avant l'attaque. Dayan doutait toujours de l'imminence de la guerre tandis qu'Elazar pensait à une attaque planifiée en Syrie contre ses forces aériennes, puis ses missiles et ses forces au sol.

Mais l'argument qui joua fut le risque qu'Israël puisse avoir besoin d'aide par la suite. Or une aide européenne allait être bloquée par des menaces arabes d'embargo sur le pétrole comme cela s'était déjà produit concernant des munitions. Israël ne pouvait donc compter que sur l'aide américaine qui était conditionnée par la première attaque. Si Israël avait attaqué en premier (même de façon préventive), aucune aide ne serait venue des États-Unis. Cela fut confirmé par Henry Kissinger plus tard.

Déroulement de la guerre

Dans le Sinaï

Contrairement à 1967, les unités égyptiennes choisirent de ne pas avancer au-delà de la couverture qu'assuraient leurs batteries de missiles SAM qu'ils avaient installées pour protéger les lignes de cessez-le-feu de 1967. Les forces aériennes sur lesquelles Israël avait misé l'essentiel de ses investissements militaires ne pouvaient ainsi rien tenter contre elles.

Les Égyptiens entamèrent des vastes bombardements aériens contre des radars, des batteries et trois aéroports israéliens. Durant ces bombardements, les Égyptiens perdirent onze avions dont celui piloté par le frère du président égyptien, Atif Sadate. Durant leur traversée du canal de Suez, les Égyptiens perdirent 2804 soldats sur les 8 000 qui constituaient la première vague.

Anticipant une rapide contre-attaque de l'armée israélienne, les égyptiens répliquèrent avec des armes capables de détruire des tanks et avec les missiles antichar Sagger. Un soldat égyptien sur trois était armé contre les blindés. Les positions égyptiennes sur le canal de Suez avaient été surélevées de façon à obtenir un avantage certain pour tirer sur les tanks israéliens.

L'armée égyptienne surprit par son aisance à créer une brèche dans les défenses israéliennes et par sa capacité à traverser le canal malgré les forts Bar-Lev. Avec méthode, les forces égyptiennes pénétrèrent sur 15 kilomètres dans le désert du Sinaï grâce aux efforts combinés de deux brigades. L'avantage des positions défensives des Israéliens, construites sur des replats sablonneux, fut réduit par d'ingénieuses attaques égyptiennes au canon à eau qui facilitèrent les frappes contre ces postes exposés.

Face au nombre, les forts de la ligne Bar-Lev cédèrent tous sauf un (le plus au nord) aux égyptiens qui consolidèrent leurs positions initiales. Le 8 octobre, Shmuel Gonen (en) (qui avait remplacé Ariel Sharon en tant que commandant du front sud seulement trois mois auparavant) ordonna une contre-attaque à Hizayon alors que les tanks israéliens y étaient particulièrement exposés aux tirs de Saggers. Le désastre et la contre-attaque nocturne des Égyptiens qui s'ensuivirent ne furent stoppés que par la division d'Ariel Sharon qui imposa une accalmie relative. Les deux armées se postèrent alors dans une position défensive. Des remaniements dans le commandement des troupes israéliennes se firent alors : Gonen, remplacé à la tête par Elazar et Bar-Lev, de retour de sa retraite. Le 9 octobre, Golda Meir lance un appel « sauvez Israël » et les États-Unis répondent à cet appel en envoyant des armes à Israël.

Après plusieurs jours d'attente, Sadate ordonna à nouveau l'offensive afin de faciliter les pressions syriennes au nord d'Israël. Ces nouvelles attaques furent lancées le 14 octobre et furent un échec. En effet, les attaques de front successives buttèrent sur les troupes israéliennes repliées. Les pertes quotidiennes s'élevaient entre 150 et 250 chars par jour d'après une source israélienne.

À partir du 15 octobre, les Israéliens changèrent de tactique et attaquèrent grâce à leur infanterie qui s'infiltra à pied jusqu'aux batteries de missiles sol-air et antichars.

Une division commandée par le major général Ariel Sharon attaqua la ligne égyptienne à son point le plus faible, à la limite entre les positions défendues par la Deuxième Armée égyptienne au nord et la Troisième Armée au Sud. Elle ouvrit une faille dans la ligne égyptienne et atteignit le canal de Suez. Une plus petite troupe passa le canal et constitua un pont pour rallier d'autres troupes grâce à des canots pneumatiques sur le canal. Une fois les missiles anti-aériens et anti-tanks neutralisés grâce à l'infiltration d'unités d'infanterie et l'utilisation de missiles de fabrication américaine M72, l'infanterie put à nouveau compter sur le support de ces corps de l'armée. La division de Avraham « Bren » Adan put mettre en place un pont flottant dans la nuit du 16 au 17 octobre et le traverser vers le sud afin de couper la route à la Troisième Armée égyptienne qui tentait de se replier à l'ouest. En même temps, les batteries de missiles SAM à l'est furent détruites.

Le ravitaillement des armées par les soviétiques et les USA fut intense durant cette période.

Avant que la guerre ne s'arrête, une division israélienne était arrivée à 101 kilomètres de la capitale égyptienne Le Caire.

Sur le plateau du Golan

Sur le plateau du Golan en altitude, les Syriens attaquèrent les Israéliens. Ils envoyèrent cinq divisions et 188 batteries d'artillerie contre les deux brigades et les onze batteries de défense des Israéliens. Au moment de l'assaut, seulement 180 chars d'assaut firent face aux quelques 1 400 tanks syriens équipés pour les combats nocturnes. Des commandos syriens parachutés par hélicoptère prirent immédiatement le plus important bastion de surveillance israélien sur le mont Hermon.

Les affrontements sur le plateau du Golan devinrent très vite la priorité des Forces de défense d'Israël qui y envoyèrent le plus rapidement possible des réservistes mobilisés car la chute du Golan aurait permis aux Syriens de s'infiltrer facilement plus en avant dans le territoire israélien. Les réservistes furent envoyés directement dans des chars sur le front sans attendre même le calibrage des canons.

Comme les Égyptiens dans le Sinaï, les Syriens utilisèrent les armes antichars fournies par les Soviétiques et restèrent sous la protection de leurs batteries de missiles SAM. Toutefois, les tirs contre les chars furent moins efficaces sur ce terrain que dans le désert.

Contrairement aux prévisions syriennes qui avaient estimé que les réservistes israéliens n'arriveraient sur le front qu'au bout d'une journée, Israël parvient à mobiliser ses unités et à les envoyer au front après seulement 15 heures de combats.

À l'issue du premier jour, les Syriens, pourtant beaucoup moins armés que leurs vis-à-vis israéliens, obtinrent une victoire. Ils furent sur le point de contrôler l'importante jonction de Nafekh (qui était aussi le quartier général israélien du plateau). Puis, pendant quatre jours, la septième brigade israélienne commandée par Yanush Ben Gal résista pour conserver le flanc Nord du quartier général de Nafekh. Au Sud, la brigade « Barak », non protégée par des obstacles naturels, essuya de lourdes pertes. Le Commandant Colonel Shoham mourut dans les premiers jours de combats alors que les Syriens tentaient désespérément d'avancer pour atteindre le lac de Tibériade.

Le vent tourna à partir du 8 octobre, à l'arrivée des nouveaux réservistes israéliens et de nouvelles armes américaines qui parvinrent à bloquer l'offensive syrienne puis, le 10 octobre, à la repousser au-delà de la Purple Line, la frontière d'avant la guerre.

Rabinovich raconte que le débat fut alors intense sur la question de continuer la contre-attaque à l'intérieur des frontières syriennes. La défaite de Shmuel Gonen dans le Sinaï s'était passée deux jours plus tôt et marquait encore les esprits. Certains considéraient sage de rester sur la défensive sur le plateau du Golan plutôt que de s'engager sur les plaines syriennes mais, quatre jours auraient été nécessaires pour envoyer les troupes du Golan dans le Sinaï et le bilan global israélien était alors négatif : perte de terrain dans le Sinaï et statu quo dans le nord. La décision fut donc prise de passer la Purple Line dès le 11 octobre.

Du 11 au 14 octobre, la poussée israélienne les amena à 40 km des banlieues de Damas qui étaient à la portée de l'artillerie. Le roi Hussein de Jordanie décida alors que la situation exigeait l'intervention de son armée. Certaines sources rapportent ainsi qu'il fit le nécessaire pour envoyer des troupes jordaniennes en soutien aux Syriens tout en évitant d'être attaqué par les Israéliens à ses propres frontières. Ces derniers ne souhaitaient pas non plus ouvrir un troisième front. Par ailleurs, l'Irak expédia quelque 30 000 hommes, 500 chars d'assaut et 700 APC. Les efforts combinés des armées arabes empêchèrent Israël d'avancer davantage.

Le 22 octobre, les brigades israéliennes récupérèrent la position du mont Hermon malgré de lourdes pertes dues aux franc-tireurs syriens. Les pertes des attaques contre cette position furent lourdes mais le sommet du mont fut occupé par une brigade parachutiste israélienne suite à une brèche percée par un bulldozer D9 de l'infanterie.

En mer

La bataille navale de Latakia entre Syriens et Israéliens s'est déroulée le 7 octobre, second jour du conflit. Ce fut une victoire israélienne retentissante qui démontra notamment l'efficacité des navires militaires équipés des moyens d'auto-défense ECM. La marine israélienne devait acquérir définitivement la supériorité navale en Méditerranée avec une seconde victoire, remportée le 9 octobre à Damiette sur la marine égyptienne.

Par ailleurs, tant la marine israélienne que son homologue égyptienne montèrent plusieurs attaques et opérations commando (menées par des nageurs de combat) contre les bases navales adverses.

À l'issue du conflit, le bilan de la guerre navale fut très favorable à Israël qui s'imposa très nettement face à ses adversaires, leur coulant ou endommageant gravement quinze bâtiments pour la perte de deux patrouilleurs légers (en mer Rouge, face aux Égyptiens).

Contribution d'autres pays

Les apports des autres pays du front anti-israélien sont peu précis.

L'Arabie saoudite et le Koweït ont surtout fourni une aide financière et, de façon symbolique, quelques militaires sur le front. Le Maroc a envoyé des troupes de son armée royale. Le Pakistan a envoyé seize pilotes et des troupes palestiniennes se joignirent aussi aux armées arabes.

De 1971 à 1973, la Libye envoya des Mirages et 1 milliard de dollars pour aider l'effort d'armement égyptien. Elle a également envoyé des chasseurs, des bombardiers et des chars[réf. nécessaire]. Selon la France, la Libye n' a pas prêté les mirages à l'Égypte. Mais, selon les Israéliens, la Libye aurait prêté ses avions à L'Égypte 5

L'Algérie fut la deuxième puissance militaire sur le front égyptien et sa force était composée d'un escadron de bombardiers tactiques Su-7 escorté par un escadron de chasse MiG-21. Un troisième escadron équipé de MiG-17 fut envoyé pour des missions de soutien. Les pilotes algériens étaient cette fois plus préparés et plus aguerris grâce à la guerre d'usure. Elle fut la seule force aérienne arabe à ne pas avoir perdu d'appareils au combat, seul un MiG-17 fut touché par un Phantom israélien. Malgré la gravité du coup, le pilote algérien réussit à faire écraser le MiG près de sa base d'attache tout en s'éjectant et en évitant de se faire capturer. Les avions algériens avaient accompli toutes leurs missions qui consistaient à attaquer les israéliens dans le Sinaï et à protéger le Caire de toute contre-offensive israélienne.

La Tunisie a envoyé un contingent de 1 000 soldats auprès des forces égyptiennes dans le delta du Nil. Le Soudan a envoyé 3 500 soldats. Des pilotes de la Corée du Nord et de l'Allemagne de l'Est ont participé également au conflit6 et la radio ougandaise a fait également mention de combattants ougandais.

Cessez-le-feu et lendemain de guerre

Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte le 22 octobre 1973 la Résolution 338 (1973), négociée par les États-Unis et l'Union soviétique, qui réaffirme la validité de la résolution 242 (1967), adoptée pendant la guerre des Six Jours et appelle toutes les parties au conflit (l'Égypte, la Syrie, Israël, la Jordanie) à un cessez-le-feu immédiat et à des négociations en vue « d'instaurer une paix juste et durable au Moyen-Orient ». Le cessez-le-feu devient effectif douze heures plus tard à 19 heures sur le terrain, à la tombée de la nuit.

Situation de la troisième armée égyptienne encerclée

À cet instant, les forces israéliennes étaient à quelques centaines de mètres de la route du Caire. Elazar et Dayan s'accordèrent pour prendre la route qui part vers le sud et encerclèrent ainsi la Troisième Armée égyptienne à l'ouest du canal de Suez. Au matin, les vols de reconnaissance soviétiques observèrent l'avancée que l'armée israélienne avait effectué pendant la nuit et l'URSS accusa Israël de non respect du cessez-le-feu. Surtout, cette situation offrit aux États-Unis une opportunité stratégique : obtenir de l'Égypte qu'elle sorte définitivement de l'influence soviétique en échange de la Troisième Armée qui était encerclée sans ravitaillement par les troupes israéliennes cependant beaucoup moins nombreuses. L'issue de cette bataille était donc incertaine.

Menace nucléaire soviético-américaine

Brejnev envoya une lettre à Nixon dans la nuit du 23 au 24 octobre afin qu'Américains et Soviétiques assurassent le respect du cessez-le-feu sur le terrain. Il menaça même les États-Unis d'intervenir aux côtés de l'Égypte s'ils n'agissaient pas dans ce sens. Nixon, affaibli par le scandale du Watergate ne fut pas consulté par ses conseillers qui prirent des mesures d'apaisement pour mettre un terme à la crise avec l'URSS. Nikolai Podgorny confia plus tard qu'il avait été surpris par la peur des Américains. Les Soviétiques n'auraient probablement pas déclenché la Troisième Guerre mondiale à cause de cette guerre au Proche-Orient. La réponse des États-Unis fut de baisser le niveau d'alerte du DEFCON et de suggérer à Sadate d'abandonner sa demande d'assistance aux Soviétiques, ce qu'il accepta le lendemain matin.

Accalmie sur le front nord

Sur le front Nord, les Syriens avaient planifié une contre-attaque massive pour le 23 octobre. Les cinq bataillons syriens furent aidés par deux bataillons irakiens et quelques troupes des autres pays arabes dont la Jordanie. Les Soviétiques avaient remplacé tous les tanks perdus par les syriens dans les premières semaines de combat.

Toutefois, la veille de l'attaque prévue, les Nations unies imposèrent le cessez-le-feu qui avait déjà été accepté par l'Égypte et Israël sur le front sud. Hafez el-Assad décida d'abandonner l'offensive et accepta le cessez-le-feu le 23 octobre. L'Irak rappela ses troupes.

Rabinovich raconte que la Syrie aurait pu continuer le combat sans l'Égypte et que certains généraux syriens y étaient favorables mais cela aurait pu signifier la destruction de la Troisième Armée égyptienne et la Syrie n'aurait plus pu compter sur une éventuelle aide égyptienne si Israël avait fini par menacer Damas.

Négociations d'après-guerre

Les combats organisés prirent fin sur tous les fronts aux alentours du 26 octobre. Cela n'empêcha pas des tirs sporadiques ni ne dissipa les tensions militaires liées à la Troisième Armée égyptienne toujours prisonnière et isolée sans ravitaillement.

Israël reçut la menace de Kissinger de soutenir un retrait auprès de l'ONU, mais une proposition de Sadate auprès des États-Unis de négocier directement avec Israël le ravitaillement du contingent encerclé aboutit plus vite au cessez-le-feu définitif.

Les discussions eurent lieu le 28 octobre entre les majors généraux Aharon Yariv (israélien) et Muhammad al-Ghani al-Gamasy (égyptien). Ils s'accordèrent sur l'échange des prisonniers de guerre et les checkpoints israéliens ; un accord de paix fut trouvé au sommet qui suivit à Genève. Le 18 janvier, Israël signa un accord de retrait de la partie ouest du canal de Suez et retira ses troupes le 5 mars.

Un va-et-vient diplomatique de Henry Kissinger aboutit à un accord de désengagement le 31 mai 1974, basé sur l'échange de prisonniers, le retrait israélien jusqu'à la Purple Line et l'établissement d'une zone tampon contrôlée par l'ONU. Une troupe d'observateurs des Nations unies fut aussi établie dans le Golan pour garantir la paix.

Bilan de la guerre

Bilan humain

Côté israélien :
3 020 morts
8 135 blessés

Côté coalition arabe
9 500 morts
19 850 blessé

source : ( Wikipédia)








Les forces en présence

Le rapport de forces global entre les belligérants
Egyptiens
Syriens
Contingents arabes
alliés
Forces
arabes
Forces
israeliennes

Effectif global
1.000.000
345.000
55.000
1.400.000
350.000

Nombre de brigades / divisions
75 brigades
10 divisions
(5 d’infanterie, 3 mécanisées
et 2 blindées)
35 brigades
5 divisions
(3 d’infanterie
et 2 blindées)
20 brigades
2 divisions
blindées
(irakiennes)
130 brigades
17 divisions
39 brigades
7 divisions
(5 blindées et 2 mécanisées)

Chars
2.200
1.650
950
4.800
1.850

Autres véhicules blindés
3.000
1.750
1.150
5.900
4.000

Pièces d'artillerie lourde
1.650
1.030
280
2.960
980

Avions de combat
605
355
155
1.115
385

Hélicoptères
166
54
-
220
72

Navires de combat
125
27
-
152
70



Citation :
Guerre d’Octobre, dite aussi guerre de Kippour : les troupes égyptiennes et syriennes lancent une offensive pour reconquérir les territoires occupés par Israël depuis 1967. Les Etats-Unis aident militairement Israël, l’URSS les pays arabes.
Citation :


Guerre d’Octobre, dite aussi guerre de Kippour : les troupes égyptiennes et syriennes lancent une offensive pour reconquérir les territoires occupés par Israël depuis 1967. Les Etats-Unis aident militairement Israël, l’URSS les pays arabes.[/center]
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/procheorient1973

[center]
6 octobre 1973


La guerre du Kippour et ses armes

Le 6 octobre 1973, l'armée égyptienne franchit le canal de Suez à la faveur de la fête juive du Yom Kippour, le Grand Pardon, pendant laquelle se recueillent beaucoup d'Israéliens.

Son armée ne compte pas moins de 1500 chars, 222 bombardiers et près de 300.000 hommes. Elle prend à revers les troupes israéliennes qui stationnent dans le Sinaï depuis leur victoire triomphale de juin 1967.

Les alliés syriens de l'Égypte (100.000 hommes) lancent au même moment 3 divisions blindées et 1000 chars sur le plateau du Golan, également occupé par les Israéliens depuis 1967. En quatre jours, ils s'emparent du mont Hermon et de la ville de Qunaytra.

Le pari osé de Sadate

Ayant succédé à la tête de l'Égypte au prestigieux Nasser, le président Anouar el-Sadate a pris l'initiative de cette guerre pour venger les Arabes de leurs humiliations passées et consolider sa légitimité auprès de ses concitoyens.

C'est la quatrième fois que se heurtent les armées arabes et israéliennes après la guerre de 1948, consécutive à la proclamation de l'indépendance de l'État d'Israël par l'ONU, l'opération israélo-franco-britannique de Suez en 1956 et la guerre des Six Jours en 1967.

Les Israéliens éprouvent cette fois la plus grande peur de leur Histoire mais ils reprennent rapidement leurs esprits et jettent toutes leurs forces dans la bataille (275.000 soldats). Ils ripostent aux Syriens avec leurs chars, anéantissent l'aviation ennemie et s'engagent sur la route de Damas, la capitale syrienne.

Sur le front sud, le 15 et le 16 octobre, les troupes blindées du général Ariel Sharon repassent le canal de Suez dans l'autre sens et établissent une tête de pont qui menace la vallée du Nil et Le Caire. Plus sérieusement, ils encerclent la troisième armée égyptienne qui s'était trop vite aventurée de l'autre côté du canal, dans la péninsule du Sinaï. La plupart des chars égyptiens sont détruits. Les pertes humaines du côté arabe ne sont pas chiffrées. Quant aux Israéliens, ils ont à déplorer 3.000 morts, un chiffre important au regard de leur population.

Le 23 octobre, l'Égypte accepte le cessez-le-feu après que l'ONU, à New York, eût appelé les belligérants à négocier (résolution 338 du Conseil de sécurité).

La Syrie l'accepte à son tour le lendemain... Seul l'Irak refuse toute négociation. A vrai dire, il n'a pas grand chose à craindre des Israéliens vu l'éloignement du front.

Le 11 novembre, Israéliens et Égyptiens signent un accord au kilomètre 101 suite auquel ils reviennent sur leurs positions d'avant le conflit.

Malgré la défaite des armées égyptienne et syrienne sur le terrain, Sadate peut se flatter d'avoir gagné son pari. Il a fait peur aux Israéliens et mobilisé les peuples arabes en sa faveur. Il va tirer parti de son relatif triomphe pour engager la tête haute des négociations de paix avec l'ennemi juré (Camp David, 1978)... Elles lui coûteront la vie !...

Les aspects inédits de la guerre du Kippour

La guerre du Kippour a vu pour la première fois l'utilisation de l'arme du pétrole. Le 17 octobre 1973, onze pays arabes exportateurs de pétrole annoncent un embargo sur leurs livraisons aux pays alliés d'Israël, parmi lesquels les États-Unis, le Portugal, l'Afrique du Sud... et les Pays-Bas, membre de la Communauté européenne, pour faire pression sur eux.

Les gouvernements de la Communauté (aujourd'hui, l'Union européenne) se sont bien gardés d'afficher leur solidarité avec celui des Pays-Bas... témoignant ainsi de la fragilité de la diplomatie occidentale face aux enjeux économiques et de politique intérieure (le sacro-saint «prix de l'essence à la pompe» !). Il n'empêche que la guerre et le blocus du pétrole ont débouché sur le premier «choc pétrolier» de l'Histoire, avec une hausse brutale du prix du baril.

D'un point de vue militaire, la guerre du Kippour apparaît comme un «conflit charnière» entre un mode de combat qui est le fruit de la seconde guerre mondiale et celui né de l'application systématique des nouvelles technologies à l'outil militaire. Pour la première fois depuis 1945, un théâtre d'opérations mécanisé de haute intensité donne un aperçu de ce qu'aurait pu être un affrontement majeur entre l'OTAN et le Pacte de Varsovie.

Les trois semaines de cette guerre ont véritablement bouleversé la perception du combat dit «technologique» et les enseignements que l'on peut en tirer sont transposables sur de nombreuses autres batailles. Il va de soi que nous n'avons pu traiter de tous les concepts ; seuls les plus importants ont fait l'objet d'une courte analyse.

- Les missiles : ces armes devenues banales

La guerre du Kippour a vu se généraliser l'emploi des missiles. L'efficacité de ceux-ci est en outre loin d'avoir atteint les résultats fabuleux affichés par les belligérants. Pourtant, la banalisation des missiles a changé la perception du combat aéroblindé (synergie entre le combat aérien et blindé pour optimiser les résultats finaux).

- La guerre électronique plus présente que jamais

Sans la maîtrise des technologies permettant de développer le renseignement de types électronique et électromagnétique que sont la détection, le brouillage des missiles, l'identification des engins ennemis par infrarouge et les radiotélécommunications, il n'eut pas été possible de gagner cette guerre pour les Israéliens. Eux qui n'avaient pas toujours utilisé ces techniques à bon escient, surtout au début de la guerre du Kippour, en ont tiré les leçons au Liban, en juin 1982.

- L'apparition des drones

Les drones de type Teledyne Ryan-124 Firebee (BQM-34-A), véhicules aériens sans pilote, jouèrent un rôle efficace dans la guerre du Kippour. Ils servirent principalement aux opérations de reconnaissance et de surveillance, ainsi qu'aux opérations à haut risque. Technologie nouvelle au début des années 1970, les Israéliens étaient les seuls à avoir utilisé ces engins. Leur nombre n'était pas impressionnant et beaucoup furent détruits par les Égyptiens et les Syriens. Mais ils étaient en amont d'un processus d'information par l'image.

- L'omniprésence des avions de reconnaissance

Contrairement aux aviateurs arabes, les Israéliens menèrent de nombreuses missions de reconnaissance aérienne dans les quartiers généraux et sensibles égyptiens et syriens. L'aviation israélienne utilisa des 6 RF-4 Phantom. Ces bijoux technologiques, pour l'époque, réalisaient chacun deux missions de reconnaissance chaque jour. Aucun d'entre eux ne semblait avoir été perdu. Ce qui prouva leur efficacité de discrétion.

Néanmoins, les laps de temps entre les survols des objectifs mobiles et les analyses des photographies prises à la suite de ceux-ci s'étaient révélés beaucoup trop longs, car les cibles avaient pu se mouvoir en quelques heures. C'est là une première erreur. Enfin, et plus grave encore, les Israéliens confiaient généralement l'analyse des résultats des missions de bombardements aux mêmes pilotes, plutôt qu'à des spécialistes de l'infanterie ou à des appareils de reconnaissance. Voilà ce qui peut expliquer que l'aviation de reconnaissance israélienne ne disposait pas toujours d'informations de premier ordre.

- Les satellites de reconnaissance

En 1973, les Américains avaient placé sur orbite deux satellites de reconnaissance. Le premier, un Big-Bird, était en vol orbital depuis le 13 juillet 1973 ; le second, un KH-8, avait été lancé le 27 septembre 1973, à la suite des rapports rédigés par la CIA qui voyait d'un mauvais oeil les actions arabes menées contre Israël. Selon toute vraisemblance, les Américains n'auraient pas lancé d'autres satellites. Le rôle de ces engins fut donc minime dans le camp américain. Cependant, les photographies d'une qualité inconnue auparavant prises par ceux-ci permirent d'éviter certains conflits, principalement près du canal de Suez.

Contrairement aux États-Unis, l'URSS voulut innover dans le secteur des satellites espions pour déjouer les plans de l'ennemi. Les satellites russes avaient donc surtout servi à prolonger un peu plus le combat, le temps que les deux grandes puissances puissent s'accorder sur les termes d'un cessez-le-feu acceptable par l'ensemble des parties au conflit. -
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http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19731006&ID_dossier=292




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MessageSujet: Re: Guerre du Kippour   Mar 10 Juin - 17:37

Après de longues années de silence et de reniement, l'Egypte reconnait enfin le rôle prépondérant de l'armée algérienne dans la guerre contre Israël en 1967-68 et 1973.

«L'Algérie a été d'un très grand apport dans ces guerres aux côtés de l'Egypte. Elle a participé par plus de 2 000 soldats, plus de 800 sous-officiers et près de 200 officiers. Elle a également mobilisé 96 chars, des missiles et une cinquantaine d'avions de chasse russes», souligne le journal qui décrit l'attitude exemplaire et héroïque des soldats de l'ANP.


Guerre d'octobre 1973 - L'héroïque engagement de l'armée alg







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RAID

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MessageSujet: Re: Guerre du Kippour   Ven 10 Oct - 14:56

Photos de chasse MIG 21 de l'Algérie, qui a participé à la guerre d'octobre 1973 contre chiens bâti Zion et Saviez-vous que les Algériens sont l'avion seulement arabe survolant le ciel d'Israël Note : les Jets hors service officiellement fourni par AMAR







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