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 le conflit au Yémen

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yanis
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MessageSujet: le conflit au Yémen   Dim 29 Mar - 16:41

Le conflit qui fait rage au Yémen depuis plusieurs mois entre dans une nouvelle dimension, alors que l'Arabie saoudite amorce une campagne de frappes aériennes contre les rebelles houthis, soutenus par l'Iran. Le point avec Thomas Juneau, professeur à l'École supérieure d'affaires publiques et internationales de l'Université d'Ottawa.

1. Pourquoi l'Arabie saoudite s'engage-t-elle maintenant au Yémen?

En fait, l'Arabie saoudite est profondément engagée au Yémen depuis des décennies. Elle a souvent considéré le Yémen comme son ventre mou, c'est-à-dire que c'est une région fragile et instable juste à sa frontière. Cette instabilité a toujours provoqué beaucoup de craintes en Arabie saoudite.

Pour cette raison, les Saoudiens interviennent beaucoup au Yémen, non seulement en soutenant ou en s'opposant à différents gouvernements, mais aussi très souvent en appuyant différentes factions au sein du pays, que ce soit des chefs tribaux, des factions au sein de l'armée ou des groupes islamistes.

En ce moment, l'Arabie saoudite s'inquiète de la montée en puissance des Houthis, de leur prise de contrôle de la capitale et d'une partie du pays, et donc, dans ce contexte, elle a décidé de lancer des bombardements aériens pour les affaiblir.

2. Qui sont les Houthis?

Les Houthis sont des insurgés basés dans le nord-ouest du Yémen. Ils sont en conflit avec le gouvernement central depuis 2004. Au cours des derniers mois, ils ont gagné en puissance et sont maintenant présents dans une grande partie du pays.
Les Houthis appartiennent à une branche du chiisme, le zaïdisme, auquel adhère environ le tiers de la population du Yémen. Leur nom vient de celui de leur chef, Houssein Badr al-Din al-Houthi, tué en 2004 par l'armée. Ils sont entre 10 000 et 30 000.

L'Arabie saoudite s'est toujours opposée aux Houthis pour toutes sortes de raisons, notamment parce qu'ils appartiennent à une minorité du chiisme. Il ne faut toutefois pas exagérer la dimension sectaire. Les Houthis ont des liens avec l'Iran, mais ils sont autonomes. L'idée que l'Iran les contrôle est complètement fausse
3. Peut-on parler, comme le font certains analystes, d'une guerre par procuration?

On parle d'une guerre par procuration quand le soutien extérieur est vraiment décisif et a une influence significative sur le développement de l'équilibre des forces sur le terrain. Ce n'est pas le cas au Yémen.

Il s'agit plutôt d'une guerre locale, avec des acteurs qui agissent principalement pour des motifs locaux, tribaux et politiques. Même si plusieurs de ces acteurs ont des soutiens extérieurs, de l'Arabie saoudite, de l'Iran ou des États-Unis, ce soutien est secondaire.

4. Quels sont les motifs de l'insurrection?

Le Yémen est très divisé. Les élites tribales, politiques et religieuses s'opposent les unes aux autres pour obtenir la plus grosse part du gâteau possible. À l'origine, l'insurrection des Houthis, en 2004, n'avait pas de motifs sectaires. Ils protestaient plutôt contre leur exclusion, contre la pauvreté abjecte dans le nord-ouest et contre la négligence dont le gouvernement central faisait preuve envers leur région. Ils voulaient une plus grande autonomie, du développement économique et une reconnaissance de leurs droits, y compris, mais pas seulement, leurs droits religieux.

Au fil des années, ils ont gagné en puissance, mais le gouvernement central a toujours refusé de leur reconnaître un rôle dans la gouvernance du pays. Après le renversement du président Ali Abdallah Saleh, en 2012, il y a eu une redistribution du pouvoir. Les Houthis tentent de se faire une place, mais sans succès. Ils tentent aujourd'hui de s'imposer comme acteurs incontournables.

On peut aussi ajouter une couche sectaire qui devient de plus en plus importante, même si ce n'était pas le cas à l'origine


Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) est présente depuis plusieurs années au Yémen, d'où elle a orchestré des attentats en Occident et sur place. Le groupe armé État islamique, pour sa part, a déclaré être l'auteur de deux attentats suicides sanglants contre des mosquées de Sanaa.

. Que risque-t-il de se passer maintenant?

Les Houthis contrôlent une partie du nord-ouest du pays. Ils ont descendu au sud de Sanaa, vers les grands centres urbains du sud, mais ils y contrôlent peu de territoire. Ils ont pris possession de certaines infrastructures stratégiques, de tronçons de route, d'aéroports et de bases militaires, mais Ils n'ont pas la capacité d'occuper et de gérer des villes de 1 ou 2 millions d'habitants, comme Aden ou Taëz.

Même si on parle d'une prise de pouvoir des Houthis, ce n'est pas très exact de dire ça. Oui, ils ont énormément augmenté leur influence dans le pays, mais c'est grâce à leurs alliances avec d'autres acteurs, principalement avec l'ancien président Saleh, qui est en train d'effectuer un retour sur la scène spectaculaire. En fait, il était toujours demeuré très influent, conservant la loyauté d'unités très importantes dans l'armée et dans les services de renseignement.

Si Saleh n'avait pas laissé passer les Houthis dans les derniers mois, avec l'appui des unités qui lui sont loyales dans l'armée, ils n'auraient jamais été capables de prendre la capitale. Il a toujours considéré que son départ du pouvoir était illégitime et que ses rivaux l'avaient trahi. Il est maintenant en train de se positionner pour reprendre le contrôle du pays

Les rebelles houthis du Yémen sous les feux croisés des alliés arabes

Citation :
L'Arabie saoudite et ses alliés sunnites de la région du Golfe ont lancé jeudi une intervention militaire au Yémen pour contrer l'avancée des rebelles chiites houthis vers la ville portuaire d'Aden. Cette campagne, qui se traduit par des bombardements aériens jusqu'à nouvel ordre, se présente comme une guerre par procuration entre l'Arabie saoudite et l'Iran chiite, les deux grands rivaux du Moyen-Orient.

Selon les premières informations disponibles, des bombardements ont déjà visé l'aéroport de Sanaa, la capitale yéménite, actuellement sous contrôle des Houthis. D'autres frappes ont eu lieu contre la base militaire de Doulaimi, située non loin, et la base d'Al-Tarik, près Taëz, troisième ville du pays, sur la route entre la capitale Sanaa et Aden, dans le sud.

Les forces fidèles au président Abd Rabbo Mansour Hadi ont pour leur part réussi à reprendre l'aéroport d'Aden, tombé la veille aux mains de combattants fidèles à l'ancien président Saleh, qui sont alliés aux Houthis.

L'ambassadeur saoudien aux États-Unis, Adel Al-Jubeir, a expliqué que l'opération, baptisée « Tempête décisive », « vise à défendre le gouvernement légitime du Yémen et à empêcher le mouvement radical houthi de prendre le contrôle du pays ».

Mercredi, le président Hadi avait demandé à la Ligue arabe et au Conseil de coopération du Golfe « de fournir immédiatement tous les moyens nécessaires, y compris une intervention militaire, pour protéger le Yémen et sa population ».
Selon l'agence officielle saoudienne SPA, le président Hadi est arrivé jeudi à Riyad, où il a été accueilli par le ministre saoudien de la Défense, le prince Mohamed Ben Salmane Ben Abdel Aziz, qui supervise l'opération.

Selon le ministre yéménite des Affaires étrangères, Riyadh Yassine, l'opération vise à empêcher les Houthis d'utiliser les aéroports et les avions du pays pour attaquer Aden et d'autres régions du Yémen.

Un dirigeant du mouvement houthi au Yémen assimile les frappes aériennes saoudiennes à une agression contre le pays et a mis en garde contre une extension de la guerre dans toute la région.

« Le peuple yéménite est un peuple libre et il fera face aux agresseurs. [...] Le gouvernement saoudien et les gouvernements du Golfe regretteront cette agression », a déclaré Mohammed Al-Boukhaiti, membre du bureau politique des Houthis, à la chaîne Al-Jazira.

L'Iran, qui dément tout soutien actif aux rebelles houthis, n'a pas tardé à réagir. Son président Hassan Rohani a « condamné toute intervention militaire dans les affaires intérieures des pays indépendants ». Son ministre des Affaires étrangères, Mohamad Javad Zarif, a prévenu que cela pourrait « créer plus de tensions dans la région ».

« L'Iran veut une cessation immédiate de toutes les agressions militaires et frappes aériennes contre le Yémen et son peuple », avait déclaré plus tôt un porte-parole de M. Zarif. Selon lui, cette opération « va remettre en question les efforts déployés pour résoudre la crise de manière pacifique. »

L'intervention militaire fait grimper les cours du pétrole, non pas parce que le Yémen est un producteur important, mais parce qu'Aden constitue la porte d'entrée pour le canal de Suez, par lequel transitent près de 3 millions de barils de brut par jour (mbj). Les cours du pétrole ont terminé en hausse de près de 4,5 %, jeudi, sur le marché new-yorkais Nymex
Chacun ses alliés

Selon la chaîne de télévision saoudienne Al-Arabiya, l'Arabie saoudite, dirigée par un nouveau roi depuis quelques semaines à peine, a engagé 150 000 militaires dans l'opération, ainsi qu'une centaine d'avions de combat.

Selon cette même source, les Émirats arabes unis ont mobilisé 30 avions, le Koweït 15, Bahreïn 12 et le Qatar 10, la Jordanie et le Maroc 6 chacun, et le Soudan 3. Le Pakistan serait aussi intéressé à collaborer. Une délégation pakistanaise doit se rendre en Arabie saoudite pour évaluer une éventuelle participation.

La présidence égyptienne a également confirmé sa participation à l'offensive. « Il était nécessaire pour l'Égypte de prendre ses responsabilités [...] avec la participation d'éléments des forces armées égyptiennes de l'aviation et de la marine », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

La participation de l'Égypte intervient en réponse à l'appel « de la nation yéménite pour le retour de la stabilité » et pour « préserver son identité arabe », peut-on y lire aussi. Le Caire avait auparavant fait savoir qu'elle était prête à envoyer des troupes au sol, si cela s'avérait nécessaire.

Plus tôt dans la journée, quatre navires de la marine égyptienne ont franchi le canal de Suez en direction du Yémen.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, a offert son « soutien total » à l'opération, à deux jours du sommet annuel de l'organisation, qui aura lieu à Charm El-Cheik, en Égypte.

M. Al-Arabi a aussi annoncé jeudi « la formation d'une force militaire arabe unifiée » dont la mission consistera à « intervenir rapidement pour faire face aux menaces contre les nations arabes ».

Les États-Unis, soutiennent les opérations, sans y participer directement. La Maison-Blanche a fait savoir que le président Barack Obama a autorisé un soutien en matière de logistique et de renseignement.

À Londres, le ministère britannique des Affaires étrangères a aussi approuvé l'initiative saoudienne, « qui fait suite à une demande du président Hadi pour défendre par tous les moyens le Yémen et repousser l'agression houthie ».

L'Irak, dont le gouvernement est dominé par les chiites, a pour sa part condamné l'opération. « Nous sommes avec les solutions pacifiques, sans intervention étrangère », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Ibrahim al-Jaafari, en marge d'une réunion des chefs de la diplomatie organisée en préambule au sommet de la Ligue arabe.

« Nous tenons au principe de non-intervention dans les affaires d'un État quel qu'en soit le prix, car cela va compliquer la situation », a-t-il ajouté, en soulignant que « les solutions militaires » ne peuvent pas représenter « le début d'une solution. »

Selon M. Al-Jaafari, l'Irak n'a pas été mis au courant de cette intervention militaire au Yémen.

Le Hezbollah chiite libanais, financé et armé par l'Iran, a aussi condamné cette intervention militaire qu'elle qualifie d'agression « américano-saoudienne ». Il appelle Riyad à cesser « immédiatement » ses opérations contre « le peuple yéménite frère », selon un communiqué.

Federica Mogherini, haute représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, estime également qu'aucune action militaire n'apportera une solution au dossier yéménite et appelle l'ensemble des puissances régionales à agir de manière responsable

Alger plaide pour une solution pacifique



Citation :
Dans une déclaration devant les ministres des Affaires étrangères arabes, réunis à Sharm El Cheikh, en Egypte, dans le cadre du sommet arabe, Ramtane Lamamra a noté que l’Algérie «suit avec une très grande préoccupation et profonde inquiétude les récents développements et évolutions graves au Yémen».

L’Arabie Saoudite a lancé, dans la nuit de mercredi à ce jeudi, une opération militaire au Yémen, baptisée «Tempête décisive». Cette opération implique une dizaine de pays pour défendre le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, contesté dans son pays par les rebelles chiites houthis, et vise à défendre le gouvernement légitime du Yémen et à empêcher l’avancée du mouvement radical houthi, soutenu par l’Iran. «Le moins que l’on puisse dire est que l’Algérie est restée fidèle à elle-même.

C’est-à-dire contre les solutions militaires, contre les interventions extérieures et surtout pour les solutions politiques, le respect de la légalité internationale», explique Tewfik Hamel, chercheur en histoire militaire et études de défense à l’université PaulValéry-Montpellier 3. «Sa position est équilibrée, mais elle est clairement opposée à l’intervention de l’Arabie Saoudite lorsqu’elle appelle tous acteurs à respecter la "légalité internationale".

L’Algérie est très légaliste sur le plan international. Alger ne peut pas soutenir une intervention militaire sans l’aval de l’ONU et du Conseil de sécurité», précise-t-il.


Réconciliation nationale


Le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a déclaré que la récente détérioration de la situation sécuritaire au Yémen «nous interpelle et nous préoccupe grandement. Nous sommes convaincus qu’il n’y a pas d’alternative au dialogue et le règlement pacifique est un impératif. Il est nécessaire de consacrer l’unité et de s’orienter vers de nouvelles perspectives dans un cadre démocratique qui consacre la concorde et le dialogue entre belligérants yéménites appelés à resserrer les rangs face au terrorisme.» L’Arabie Saoudite a rassemblé une coalition d’une dizaine de pays dont les Emirats arabes unis (sauf Oman), le Koweït, le Qatar, la Jordanie, le Maroc.

Le Pakistan étudie la possibilité de se joindre à la guerre contre les Houthis. Les Etats-Unis de leur côté apportent un soutien logistique et en renseignement à l’opération. Rabat participe avec des avions. Mercredi, le Maroc a exprimé sa pleine solidarité avec Riyad. Le Maroc condamne, par ailleurs, indirectement les milices houthies, soutenues par l’Iran, et les accuse de vouloir «torpiller les acquis du dialogue national yéménite» et à «porter atteinte à la légitimité».

Le président Hadi s’était réfugié à Aden après la prise de Sanaa, début février, par les rebelles soupçonnés de liens avec l’Iran chiite et l’ex-président Ali Abdallah Saleh, poussé en 2012 au départ après 33 ans au pouvoir. Le chef de la diplomatie du Yémen, Ryad Yassine, a estimé mercredi que «la chute d’Aden aux mains des Houthis marquerait le début d’une profonde guerre civile»
http://www.elwatan.com/international/yemen-alger-plaide-pour-une-solution-pacifique-27-03-2015-290863_112.php


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D.S.I
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MessageSujet: Re: le conflit au Yémen   Mar 21 Avr - 19:44

Huit cartes pour comprendre les origines du chaos au Yémen

Le lancement d'une opération militaire menée par l'Arabie saoudite contre les rebelles houthistes au Yémen sont l'aboutissement d'un long processus...














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