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 la guerre du vietnam

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MessageSujet: la guerre du vietnam   Lun 16 Juin - 10:19

guerre du Viêt Nam


Cet article fait partie du dossier consacré à la 
guerre froide
.
Nom donné au conflit qui, après le désengagement français, a opposé de 1954 à 1975 le Nord Viêt Nam au Sud Viêt Nam.
1. Les deux Viêt Nam (1954-1964)
Suite aux accords de Genève (1954), la France quitte l'Indochine (→ guerre d'Indochine) après quelque cent ans de présence, et le Viêt Nam voit son indépendance reconnue, mais les puissances lui imposent, en attendant des élections générales, une partition au niveau du 17e parallèle : ce compromis fera de la paix un leurre.

1.1. Le Sud Viêt Nam

Au sud du 17e parallèle, la République du Viêt Nam (dont la capitale est Saigon) est présidée par Ngô Dinh Diêm, un catholique fervent qui refuse les élections générales prévues à Genève. Washington, à la fois parrain, banquier et conseiller de Diêm, juge le bastion solide, avant d'être progressivement indisposé par cet autocrate intolérant, qui s'avère en outre incapable de résoudre le problème communiste.

1.2. Le Nord Viêt Nam

Les dirigeants de la République démocratique du Viêt Nam, qui édifient au Nord un État socialiste (capitale : Hanoi) sous la présidence de Hô Chi Minh, sont en effet déterminés, dès 1959, à engager la lutte armée contre le Sud, où sont restés, après les transferts de population, de 10 000 à 15 000 cadres communistes.
Le Front national de libération (FNL), dont les membres sont appelés par leurs adversaires Viêt-cong (« viêts rouges »), est fondé en décembre 1960, mais Hanoi garde son autorité par l'intermédiaire d'un Bureau central pour le Sud. Opérations de terrorisme et de sabotage, infiltrations d'hommes et de matériels s'intensifient par les voies multiples de la piste Hô Chi Minh.

1.3. Le soutien américain au Sud

Lyndon Baines Johnson



L'armée sud-vietnamienne encadrée en décembre 1961 par 15 000 « conseillers » américains, et entraînée en vue d'un conflit du type de la guerre de Corée, ne réussit pas à enrayer le développement du FNL. L'échec politique et militaire du régime de Diêm conduit le président américain John Fitzgerald Kennedyà autoriser, dès le printemps 1961, des opérations de sabotage et de renseignement au nord du 17e parallèle, puis à permettre un coup d'État de généraux sudistes : Diêm est assassiné avec son frère le 2 novembre 1963. Trois semaines plus tard, J. F. Kennedy l’est à son tour, à Dallas.
La détérioration de la situation au Sud-Viêt Nam incite son successeur, Lyndon Baines Johnson, à s'engager davantage. À la suite d'un incident naval dans le golfe du Tonkin, le Congrès américain vote le 7 août 1964 une résolution donnant au président toute liberté d'user de la force armée contre les « agressions communistes ».

2. L'intervention américaine (1965-1968)

2.1. L'escalade militaire


La guerre du Viêt Nam, 1967

La réaction américaine est vigoureuse : bombardements sur le Nord (500 000 t de bombes de février 1965 à avril 1968), intervention directe dans le Sud à partir de mars 1965. L'armée sud-vietnamienne est portée à 700 000 réguliers et 200 000 miliciens. Les effectifs américains atteignent 536 000 hommes en 1968. Quant à ceux du Viêt-cong, ils passent de 135 000 hommes au début de 1965 à plus de 300 000 en 1968.
En 1966, les opérations se concentrent autour de la zone du 17e parallèle, puis, dès 1967, plus au sud, autour de Da Nang, Quang Tri et même en Cochinchine, au nord-ouest de Saigon, capitale du Sud. Le bombardement des pistes Hô Chi Minh reste sans effet.

2.2. L'enlisement

Aux États-Unis, l'opinion publique est sensibilisée par l'envoi au Viêt Nam des « appelés » et par les images que diffuse la télévision. Devant l'impuissance américaine à obtenir une victoire rapide, la contestation fleurit sur les campus universitaires et gagne tout le pays. Aux prises avec un déficit budgétaire aggravé, le président L. B. Johnson alterne bombardements intensifs sur le Nord et propositions de trêve conditionnelle.
Bien que lourdement frappé, le Nord ne cède pas. Il dispose d'atouts d'une importance croissante : la mauvaise conscience de l'Occident, l'appui des partis communistes frères et des courants neutralistes, l'assistance matérielle de l'URSS et de la Chine, qui permet à l'Armée populaire viêt-cong d'acquérir enfin un armement moderne et standardisé.

2.3. L'offensive du Têt (1968)

L'offensive communiste généralisée, dite « offensive du Têt » (30 janvier 1968), menace Huê, au sud du 17eparallèle, ainsi que Saigon. La base de Khe Sanh, harcelée depuis novembre 1967, est attaquée en force dès la mi-février et subit un siège de 77 jours. L'offensive du Têt est finalement un échec militaire pour le Viêt-cong, mais l'armée américaine a été mise en difficulté.
Le retentissement est grand dans l'opinion publique américaine. L. B. Johnson renonce à un nouveau mandat et décide d'arrêter sans conditions les bombardements au Nord (mai 1968). Des négociations préliminaires aboutissent à l'ouverture officielle de la conférence de Paris (janvier 1969).

3. Le retrait américain (1969-1973)
3.1. La « vietnamisation » du conflit

Richard Nixon, fin de la guerre du Viêt Nam

La politique de « vietnamisation » deRichard Nixon, qui succède à L. B. Johnson au début de 1969, vise à un retrait total des forces terrestres américaines après renforcement des armées sud-vietnamiennes. En revanche, les forces navales et aériennes bénéficient d'un accroissement notable.
De 1969 à 1972, événements militaires et diplomatiques sont étroitement liés. Mais la poussée des forces américaines et sud-vietnamiennes au Cambodge (30 avril 1970), destinée à saper le soutien logistique des pistes Hô Chi Minh, entraîne la suppression par le Congrès américain des pouvoirs spéciaux du président concernant la guerre du Viêt Nam.

3.2. L'offensive du Nord (1972)

Profitant du retrait unilatéral des États-Unis, la République démocratique du Viêt Nam procède à une nouvelle attaque généralisée le 30 mars 1972. Les Américains réagissent en minant par avion les ports d'arrivée des cargos soviétiques et chinois ; l'armée sud-vietnamienne réussit à dégager An Lôc, Kontum et la route de Phnom Penh, capitale du Cambodge.

3.3. Les accords de Paris (1973)

Tandis que les manifestations contre la guerre se multiplient aux États-Unis, le président Nixon ouvre la voie à un accord en acceptant le rapatriement total des troupes américaines en cas de cessez-le-feu et en renonçant à exiger l'évacuation du Sud par les forces populaires.
Après une ultime résistance du président sudiste Nguyên Van Thiêu, qui refuse le maintien de forces communistes sur son territoire, et une suspension des pourparlers par Hanoi, un accord de cessez-le-feu est signé à Paris le 27 janvier 1973.

4. La fin de la guerre (1973-1975)

4.1. L'échec d'une solution négociée

Le Sud-Viêt Nam de Thiêu et le Nord-Viêt Nam communiste sont désormais seuls face à face. Il apparaît vite que le Conseil national de concorde et de réconciliation prévu à Paris en attendant des élections est un leurre. À l'intransigeance du général Thiêu, qui lance un appel au combat, répond la détermination de Hanoi à réunifier le pays par la force.
Dès octobre 1974, le Nord considère officiellement les accords de Paris comme caducs et engage les préparatifs de l'invasion. Les conditions semblent favorables : malgré des effectifs importants et quelques corps d'élite, l'armée sudiste est moralement fragile, à l'instar d'une population civile lasse, hostile à un pouvoir corrompu et atteinte par une pauvreté chronique. Quant aux États-Unis, ils se désintéressent de leurs anciens protégés, auxquels ils réduisent leur aide.

4.2. La victoire du Nord (1975)

En mars 1975, les communistes lancent une nouvelle offensive d'envergure. Quang Tri, Huê, Da Nang sont abandonnées presque sans combat. Thiêu quitte le pouvoir (21 avril). Les blindés nord-vietnamiens mettent fin aux tentatives de négociations en entrant à Saigon le 30 avril 1975.
Le nouvel Etat, unifié, prend le 2 juillet 1976, le nom de République socialiste du Viêt Nam, dont la constitution est celle de l’ancien Nord Viêt Nam. Mais la réunification ne s’est pas accompagnée de la réconciliation promise, et la soumission du Sud à la férule du Nord s'est traduite par les drames de la rééducation et de l'émigration des boat people. L’échec des États-Unis, dont c’est le premier conflit perdu de toute leur histoire, est le plus marquant qui leur soit infligé durant la guerre froide.
Pour en savoir plus, voir l'article histoire du Viêt Nam.
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yanis
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MessageSujet: Re: la guerre du vietnam   Sam 2 Mai - 14:47

Il y a quarante ans, les Vietnamiens gagnaient la guerre contre les États-Unis

Citation :
Il y a quarante ans, le 30 avril 1975, les Vietnamiens mettaient définitivement fin à la guerre américaine contre leur pays. Ce jour-là, l’armée nord-vietnamienne et l’armée de résistance sud-vietnamienne (le Vietcong) libéraient le dernier bastion américain au Vietnam : la capitale du Sud, Saigon.

Les images de la chute de Saigon sont historiques. Dans la panique, des milliers de collaborateurs vietnamiens se massent devant les grilles fermées de l’ambassade des Etats-Unis. Des hélicoptères atterrissent et décollent du toit du bâtiment pour évacuer diplomates et militaires américains. Les occupants ont abandonné la partie, et la guerre du Vietnam est enfin finie. Le Vietnam est désormais un et libre, et il a choisi la voie du socialisme. Mais pour cela, il a dû parcourir un long chemin.

Quelques dates clefs pour comprendre le Vietnam


« Sourds aux cris des victimes »

C’est en 1516 que les premiers colonisateurs occidentaux, des Portugais, mettent le pied sur la côte vietnamienne, appelée alors Cochinchine (la partie sud de la péninsule du sud-est asiatique). Ceux-ci se limitaient principalement à la conversion des âmes au catholicisme, ce qui ne les a bien sûr pas empêchés de découvrir plus loin dans la région des territoires économiquement plus intéressants. Ils laissent alors la Cochinchine aux caprices de l’empereur de Chine.

En 1787, un empereur vietnamien avide de pouvoir, Nguyen Ahn, appelle les Français à lui prêter main-forte dans sa lutte contre la Chine, beaucoup plus puissante. La France ayant besoin de matières premières, de main-d’œuvre bon marché et de débouchés, elle répond favorablement à la demande.
Lorsqu’on appelle un impérialiste à l’aide, il n’est guère étonnant que, très vite, on n’ait plus grand-chose à dire dans son propre pays. L’empereur Nguyen Ahn a certes fondé une longue dynastie impériale mais, question pouvoir, il a dû se contenter d’un rôle de second rang – par ailleurs richement rétribué. L’empire colonial français bordé à l’est par la mer de Chine méridionale a été rebaptisé Indochine (les actuels Vietnam, Laos et Cambodge) et a rapidement fourni à la France d’énormes profits grâce à l’exportation de bois tropical, de café et, surtout, de caoutchouc.

Une forte résistance a bien sûr éclos, surtout dans la classe des « mandarins », les fonctionnaires impériaux dont le pouvoir avait été rogné, mais aussi au sein du peuple, contraint à travailler dans des conditions d’esclavage sur les plantations françaises et qui se révoltait régulièrement. La répression était sanglante. En 1882, l’écrivain et officier de marine français Pierre Loti a été le témoin d’un expédition punitive. Il écrit dans son rapport : « Les Français tuent allègrement. Sourds aux cris des victimes, ils poursuivent le massacre, ivres de la folie du sang. »

En 1883, la France décide d’une nouvelle invasion militaire et s’empare officiellement du pays, qui devient un protectorat de l’empire français.

« Organiser d’abord les paysans et les ouvriers »

Hô Chi Minh, né en 1890, est le fils d’un brillant mandarin qui avait cependant été destitué de sa fonction pour ses sympathies nationalistes et anticoloniales. Pour subvenir aux besoins de la famille, Hô a dû faire toutes sortes de petits boulots, avant de travailler comme cuistot sur un bateau français. C’est ainsi qu’il voyage autour du monde, découvrant Paris, Londres, New York, Moscou et Pékin, tout en s’instruisant et en commençant à militer.

Pour Hô, il est évident que les multiples révoltes spontanées qui se produisent depuis près d’un siècle n’ont donné aucun résultat dans la lutte contre les colons Français. Les rebelles ont toujours manqué d’une vision politique, d’effectifs, d’armes et d’entraînement. Pour lui, cela n’a pas de sens de se battre à ce moment pour la prise totale du pouvoir : « Si nous voulons renverser le colonialisme, nous devrons d’abord organiser les paysans et les ouvriers dans leur lutte pour la subsistance quotidienne. »

Il rédige un programme de revendications centré en première instance sur de meilleures conditions de vie, l’octroi de terres aux paysans, des libertés démocratiques, l’amnistie pour des prisonniers politiques et la légalisation du Parti communiste. En 1941, Hô Chi Minh parvient à créer un front de gauche pour l’indépendance du Vietnam (le Vietminh). En 1944, le Vietminh entame la lutte militaire contre les occupants Japonais et les colonisateurs Français.

Certains dirigeants du Vietminh plaident pour une victoire rapide, mais Hô Chi Minh les freine : ils ont trop peu d’armes, trop peu de cadres formés et encore trop peu de soutien de la population. Pour Hô, il faut faire primer la lutte politique sur la lutte militaire. Dans les décennies de guerre qui ont suivi, il a continué à insister sur ce point essentiel : « Nous devons d’abord convaincre le peuple et l’organiser derrière des revendications justes et légitimes. La conviction et l’unité du peuple passent avant le militaire. »

Entre-temps, Hô et son bras droit militaire, le général Giap, ont formé partout dans le pays des unités de guérilla, tant politiquement que militairement au service du peuple

Ho Chi Minh (1890-1969)
Ho Chi Minh est le fils d’un fonctionnaire vietnamien qui avait des sympathies pour la lutte de libération nationale. Il est le troisième enfant de la famille. Dès sa jeunesse il s’intéresse beaucoup à la question de savoir comment il se fait que les peuples asiatiques sont opprimés par les envahisseurs coloniaux occidentaux. Il quitte le Vietnam en 1911 pour aller découvrir en Europe de ses propres yeux comment ces pays peuvent se permettre le « luxe » d’avoir des colonies. Pendant trente ans il va parcourir le monde (Angleterre, France, Etats-Unis, Union soviétique, Afrique, Amérique latine, Chine…). En France, il fait partie des membres fondateurs du Parti communiste. A Moscou, il a étudié durant les années trente à l’Université Lénine pour les cadres dirigeants du mouvement international communiste. Il y a aussi été professeur pour les étudiants vietnamiens. En 1930, à Hongkong, il est le cofondateur du Parti communiste d’Indochine. Il a opté résolument pour le scénario d’une révolution nationale-démocratique. Ho est décédé en 1969, avant la victoire de « son » Vietnam sur les Etats-Unis. A Hanoi, le peuple vietnamien a érigé un mausolée impressionnant au « petit père Ho »
La première libération du Vietnam

Durant la Deuxième Guerre mondiale, le Vietnam est occupé par les Japonais. La France, en guerre avec l’Allemagne, est bien trop occupée en Europe pour pouvoir encore s’occuper de ses colonies asiatiques. En 1945, après la défaite de l’Allemagne et du Japon, la France entend bien reprendre la main sur « son » Indochine. Mais vers la fin de la guerre, durant et après le retrait des Japonais, un vide du pouvoir s’est installé. Hô estime alors que le temps est mûr pour le début de la lutte armée. Au départ du Nord-Vietnam, une province après l’autre est libérée.

Dans chaque région libérée, les premières mesures prises consistent en aide alimentaire pour les pauvres, alphabétisation, propagation d’un nouveau style de vie et droit de vote pour tous.

En août 1945, Hô appelle à « l’insurrection générale » ; quinze jours plus tard, tout le Vietnam est libéré. Le 2 septembre de cette année, il proclame officiellement le pays République démocratique du Vietnam.

Guerre totale avec la France

Cependant, avec le soutien des Américains et des Anglais, les Français ont entamé au Sud-Vietnam la reconquête de l’Indochine. Constatant qu’il n’est pas encore prêt pour affronter les forces françaises, Hô Chi Minh opte provisoirement pour la signature d’un accord de paix avec la France. Les pourparlers de paix à Fontainebleau, près de Paris, ne débouchent toutefois pas sur grand-chose, et la France reprend le pays en main à la manière forte. Le 18 décembre 1946, l’armée française occupe la capitale du nord, Hanoi, et exige le désarmement total des milices vietnamiennes. Pour Hô, c’en est trop : il appelle à nouveau à l’insurrection générale dans tout le pays. Le Vietminh mène désormais une guerre totale avec la France
La défaite militaire cuisante des Français
à Diên Biên Phu contraint la France à
retourner à la table des négociations.

La France, qui a envoyé 20 000 hommes supplémentaires au Vietnam, était sûre d’une victoire rapide. C’était compter sans l’intelligente tactique de guérilla des Vietnamiens. En septembre 1950 est lancée la première attaque massive contre les Français. Avec seulement quelques dizaines de milliers de troupes régulières, quelques milliers de troupes régionales et quelques centaines de noyaux de guérilla, les troupes de Hô Chi Minh font perdre 8 000 hommes aux Français et libèrent 13 capitales de district. Dans les régions conquises, le Vietminh aide immédiatement la population. Il redistribue par exemple les terres selon la devise « le sol appartient à celui qui le travaille ». Tous les impôts fonciers sont également abolis. Par ce type de mesures, le Vietminh a très rapidement joui d’une énorme popularité dans les régions conquises.

En 1953, les Français décident de jouer le tout pour le tout. Ils larguent des milliers de paras dans la région frontalière du Laos, sur la base de Diên Biên Phu. En décembre, le général Vietminh Giap organise l’encerclement progressif de Diên Biên Phu où les soldats français sont bloqués dans la vallée. Les paysans locaux aident sans relâche les combattants de la guérilla, leurs chevaux tirent les canons sur les sommets de toutes les collines. Le 7 mai 1954, les soldats Vietminh prennent le camp retranché aux 16 000 soldats français épuisés. La défaite militaire est cuisante pour la France, qui doit retourner à la table des négociations
Les Américains prennent le relais

Un peu plus tard, en juillet 1954, les accords de Genève sont signés, actant l’indépendance du Vietnam, du Laos et du Cambodge. Le Vietnam reste temporairement divisé en deux parties, séparées par le 17e parallèle : le nord est sous le contrôle de Hô Chi Minh (la République démocratique du Vietnam), le sud reste sous surveillance française jusqu’à la tenue d’élections en 1956. L’ensemble du pays devra alors être attribué au vainqueur de celles-ci.

De facto, la France est mise hors jeu. Mais les Etats-Unis veulent à tout prix éviter un « effet domino » et un basculement des pays de l’Asie du Sud-Est dans le camp communiste. Les Américains voient d’un très mauvais œil la tenue d’élections démocratiques, que la résistance vietnamienne remporterait immanquablement. Ils installent un régime pro-occidental avec une armée formée, armée et contrôlée par les Etats-Unis, dirigé par Ngo Dinh Diem qui refuse de tenir les élections prévues au Sud-Vietnam.

Entre-temps, Hô Chi Minh poursuit et renforce le développement politique et économique du Nord-Vietnam, lançant ses premiers plans triennal et quinquennal. En 1959, les Nord-Vietnamiens se sentent assez forts pour relancer les actions de guérilla pour la reconquête du Sud

lire la suite ici http://solidaire.org/articles/il-y-quarante-ans-les-vietnamiens-gagnaient-la-guerre-contre-les-etats-unis


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